De nos jours, quand on dit que nos attitudes d’aujourd’hui feront le monde de demain, c’est le plus souvent pour déplorer le monde à venir que nous léguerons à nos enfants.
Les gaz à effet de serre, les déchets qu’on ne recycle pas et qui abîment nos paysages, la disparition d’espèces animales comme les abeilles, les changements climatiques et leurs conséquences parfois désastreuses y compris pour l’homme…
Rassure toi lecteur, je ne vais pas te faire un exposé sur la fonte de la calotte glaciaire,
Je ne veux pas non plus parler ici des mesures qui sont prises par les institutions politiques, internationales, nationales, locales : leur position consiste à accompagner, encourager et promouvoir les initiatives et les comportements respectueux de l’environnement et des générations futures. C’est bien, je constate avec soulagement qu’on commence à les écouter.
Ceux dont je veux parler ici, ce sont des individus sans les ressources financières d’un groupe comme Total, sans l’écho médiatique de Nicolas Hulot, sans l’autorité de l’UNESCO. Des gens qui, comme vous et moi, décident un jour qu’il faut faire quelque chose avant que tout s’écroule. Ils se retrouvent entre eux pour rêver d’un monde plus accueillant, et agissent.
L’Association Roudana Pour la Protection de l’Environnement (ARPE) regroupe des gens comme ça. Voilà donc des gens qui se sont regroupés, associés pour être exact, autour d’un objectif commun : démontrer aux plus jeunes que la planète est un chef d’œuvre fragile, et qu’il faut en prendre soin pour pouvoir continuer à en profiter.
« Education à l’environnement », disent ils pour expliquer ce dont il retourne : il s’agit en effet de faire prendre conscience de l’importance de nos gestes quotidiens qui, et c’est bon signe, ont un impact sur l’environnement. On peut donc le préserver, en faisant attention à ce qui nous entoure, nature et individus. Persuadés que l’éducation à l’environnement est aussi un chemin vers une citoyenneté responsable et participative, les membres de l’association ont décidé de s’adresser aux enfants : c’est eux les plus concernés, et c’est grâce à eux que les comportements changeront. De jeunes ambassadeurs auprès de leurs aînés et parents, et un jour peut être de leurs descendants.
De ballades sensorielles en découverte du patrimoine local, qu’il soit environnemental ou bâti, d’opérations ponctuelles (comme par exemple l’installation de poubelles pour collecter les déchets dans la médina de Taroudant) à des actions plus pérennes (comme le prêt à des établissements scolaires d’une « bibliothèque verte »), l’association Roudana estime que même les plus petits gestes comptent, et si elle s’intéresse particulièrement aux gestes des plus petits, les adultes ne sont pas exclus : des ballades leur sont proposées pour découvrir les environs de Taroudant ou encore pousser un peu plus haut dans les montagnes.